greg tu nous manque
gregry lemrchal posté le mardi 26 juin 2007 21:28
greg posté le jeudi 28 juin 2007 12:05
gregory la voix d'un ange posté le jeudi 28 juin 2007 12:14
Voilà
le récit des derniers instant de la vie de Grégory,
propos de la famille, des amis, et du corps médical
rassemblés par Olivier O'Mahony.
Encore une fois, toutes personnes souhaitant prendre ce texte pour
son blog merci de signaler le mien car c'est plus de deux heures de
boulot, mais pour la bonne cause...
Attention : L'article est lourd émotionnellement...
« Jusqu'au bout j'y es cru. »
Quand, ce lundi 2 avril Grégory entre à
l'étage C de l'hôpital Foch de Suresne, au service
pneumologie, Laurence Lemarchal sa maman, est perssuadée
qu'il s'en sortira a ubour de quelques semaines : « Depuis
quelque temps, il ne se sentait pas bien mais on n'avait pris
l'habitude de ce genre de rechute. » Juste avant le weekend,
Grégory avait appelé sa pneumologue, Dominique Grenet
: « Je veux te voir dès Lundi. »
Il sortait d'une cure de quinze jours qui n'avait rien
donné. Les antibiotiques et les massages respiratoires-
trois séances par jour dont deux d'une heure et demie le
matin et le soir – ne
lui avaient été d'aucun
secours. Alors il fallait intervenir. Quand ce lundi matin, le Dr
Grenet reçoit Greg arrivé quasiment les mains dans
les poches –
Karine, sa copine, a dû insister
pour lui « faire son sac » au cas où -, la
décision fuse : « Je te garde » lui
dit-elle.
Depuis l'automne dernier, la pneumologue insiste au près de
son patient pour qu'il se fasse greffer des poumons tout neufs.
L'opération est lourde et très risquée. Greg
est d'accord pour y penser, mais en tout dernier recours. En
janvier, in accepte néanmoins de passer un premier entretien
de pré greffe –
qui ne l'engage à rien. Sa rechute achève de
le convaincre
: le 10 avril, il est O.K. pour l'opération. Et lâche,
devant ses parents, Pierre et Laurence, et sa sœur, Leslie :
« je signe le plus beau contrat de ma vie.» Le compte
à rebours est lancé. Selon les procédures de
l'hôpital Foch, une fois qu'on a dit oui, impossible de
revenir en arrière. Dès qu'un greffon se
présente il faut passer à l'acte . Tout de suite.
Mais encore faut-il le trouver. Or, le groupe sanguin de Greg est
plutôt rare (B+)
« Quand il a signé, nous pensions tous avoir encore du
temps devant nous, dit Pierre son père. Greg était
heureux. » Quelques semaines avant son entrée à
l'hôpital, il avait annoncé son intention de quitter
la scène en 2007. Décision prise en décembre
2006, QUI N'A RIEN A VOIR AVEC SA MALADIE : « il voulait se
concentrer pour son deuxième album et il le voyait dans les
bacs à la fin de l'année », témoigne
Olivier Ottin, son ami et manager. Le 26 mars il avait eu le temps
d'enregistrer une première version de son futur single
« De temps en temps », en une seule prise, depuis la
chambre d'amis de sa maison de Rheuil-Malmaison.
Il est comme ça Grégory, sa thérapie c'est le
chant « ce n'était pas sa vocation première,
poursuit son père. Il disait souvent que s'il n'avait pas
été malade, il aurait été sportif.
C'était un passionné, fan de l'O.M. , capable de
reconnaître les coureurs du Tour de France en
échappée lors des prises de vues aériennes, ou
de mettre un nom sur n'importe quelle basketteuse. »
Mais la maladie ne lui a pas laissé le choix. Quand, vers
l'âge de 15 ans il se découvre une voix d'or à
l'occasion d'un karaoké impromptu, va pour la musique.
« Il n' était pas très bon à
l'école, mais nous savions que ce n'était pas par
mauvaise volonté. Il était souvent absent à
cause des cures à répétition, à
l'écart des autres près de la fenêtre dans les
salles de classes. Les professeurs l'aimaient bien, mais il
souffrait car ses camarades de classe le traitaient de rachitique.
Il n'avait que des copines qui le protégeaient. A
l'âge de 16 ans, il était évident qu'il fallait
qu »il quitte les cours pour se consacrer au chant, sa
passion », poursuit Pierre, ancien chasseur alpin reconvertit
dans le coaching de basketteurs de haut niveau, et qui s'occupait
de Greg à plein-temps depuis deux ans.
Au début, Grégory galère. Mais il a un atout
pour lui, sa maturité. « La maladie, c'est une force
qu'on avance plus vite que les autres, inconsciemment »,
analyse son père, qui n'en revient toujours pas de ce
dîner à Matignon avec Dominique de Villepin, un soir
de fin 2005.
« le Premier Ministre nous avait invité en petit
comité avec sa femme, Marie-Laure. Inutile de vous dire
qu'avec mon épouse nous étions dans nos petits
souliers. Pas Grégory. On a parlé de tout sauf de
politique. Greg répondait, très à l'aise, aux
nombreuses questions des Villepin, comme si ils étaient des
amis de la famille. Personne ne l'a jamais impressionné.
» Car à aucun moment il n'a baissé les bras.
Ses parents en sont persuadés, les quatre mois passés
au château de la « Star Academy » - au cours
desquels il a grossi de 4 kg, ce qui est exceptionnel chez un
malade de la mucoviscidose –
lui ont fait gagner
plusieurs années. « Quand il est né, son
espérance de vie, à l'époque, était de
17 ans. Mais nous n'avions jamais évoqué ce sujet
entre nous : Grégory savait qu'il ne vivrait pas vieux, mais
il comptait repousser la limite grâce à la
volonté et aux progrès de la médecine. Il a
ainsi réussi à grappiller presque 7 ans, puisqu'il
aurait eu 24 ans le 13 mai."
Jusqu'au bout, Grégory à lutté. « Je
t'aurais putain de maladie», lâche t'il encore samedi
28 avril, 24 heures avant qu'on ne le plonge dabs le coma. Ce jour
là, il a « le deuxième souffle du sportif
», comme dit son père. Il va envoyer un s.m.s à
Hélène Ségara qu'il adore. « Cela
faisait longtemps que je n'avais pas passé une aussi bonne
après-midi », articule-t'il sous son masque à
oxygène, en début de soirée. Depuis plusieurs
jours, ses parents et sa sœur Leslie –
son « carré d'as », sa «
tribu
d'amour », comme il les appelle –
campent dans sa chambre de l'hôpital Foch.
« Ceux qui n'ont pas tout cet amour, comment font-ils ?
» sourit-il alors qu'il vit un calvaire.
Le personnel de l'hôpital est formidable mais, sans
climatisation, la chambre est trop chaude, il faut ouvrir les
fenêtres sur une rue bruyantes et polluée. La nuit, sa
famille l'emmène dehors dans son fauteuil roulant pour lui
permettre de voir les étoiles. « Cela lui faisait du
bien », dit Laurence. Mais en cette dernière nuit de
samedi à dimanche, la promenade ne durera pas plus d'un
quart d'heure. Grégory ne parvient pas à trouver le
sommeil. Le dimanche au petit matin, les médecins sont de
plus en plus réservés. Fabien, son copain d'enfance,
arrive pour le soutenir : Greg a encore la force de soulever son
index et de lui dessiner un cœur. Compte tenu du peu
d'oxygène qu'il a dans les poumons, il aurait du être
inconscient depuis longtemps. La famille s'accroche a un dernier
espoir la greffe. « Greg me disait : Maman, si cette nuit le
greffon arrive, j'y vais en courant » raconte Laurence. Mais
il n'est jamais arrivé.
En début d'après midi après avoir parlé
à sa mère, Greg dit oui de la tête pour
être plongé dans un coma censé soulager son
corps et ses bronches. On l'a assis sur son lit. Il ne pouvait plus
parler ni bouger. « Il était là avec son regard
droit et volontaire qui voulait dire : Endormez moi, je n'en peux
plus, mais réveillez moi très vite avec deux poumons
tout neufs car on m'attends pour mon deuxième album.
» Il s'est
éteint le lendemain à 13 heures.
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